Délégation au ministère de l'éducation nationale

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Délégation au ministère de l'éducation nationale

Message  csn21 le Mar 29 Mar - 16:15

A Dijon, les enseignants du lycée “Les Marcs d'Or”, syndiqués FO, SNES et CGT ou non syndiqués ont décidé de reprendre la proposition de montée au ministère de l'éducation nationale faite par FO, mercredi 30 mars à 15 heures. Des collègues d’autres établissements s’y sont associés.

Tous les collègues dans les autres lycées sont appelés à s'y associer pour :

- le moratoire de la réforme des sti ;

- la remise à plat de l'ensemble du dossier ;

- l'annulation des suppressions de postes.



Délégation au ministère de l'éducation nationale

mercredi 30 mars à 15 heures.



Départ en train : gare de Dijon 10h 52, retour vers 20h30.

Afin de permettre aux collègues de venir manifester à Paris, un préavis national de grève a été déposé par FO.

PS : Des personnels du premier degré de l'Aisne, à l'appel de FO et de la FSU seront également présents au ministère ce même jour pour exiger l'annulation de suppressions de postes

csn21
Rang: Novice
Rang: Novice

Messages : 8
Date d'inscription : 06/02/2011

Revenir en haut Aller en bas

Diviser pour mieux régner?

Message  Louis Vicat le Mer 30 Mar - 12:44

Très bonne idée de se retrouver au ministère...dommage que ce soit un établissement ou une académie par semaine! Comment faire pour fédérer nos actions? une idée? drunken ...il avait un joli mon guide...
En efet, nous sommes quelques uns dans chaque académie à essayer de faire bouger le mamouth. En avançant ainsi dispersés, aucune crainte pour lui et il peut faire avaler n'importe quoi!
Les collègues s'inquiétent un peu, beaucoup et de plus en plus au fur et à mesure que les "formations" avancent mais baissent la tête à la moindre rumeur d'action commune...cela ressemble à l'attitude du futur condamné devant la guillotine...
Groupons-nous et demain!
Louis Vicat

Louis Vicat
Rang: Novice
Rang: Novice

Messages : 8
Date d'inscription : 20/03/2011
Age : 58
Localisation : Souillac

Revenir en haut Aller en bas

Re: Délégation au ministère de l'éducation nationale

Message  SEB le Ven 1 Avr - 17:55

STI STL : audience auprès du doyen de l’Inspection Générale du 22 mars : Compte Rendu
24 mars 2011


jeudi 24 mars 2011


Une délégation du SNFOLC a été reçue ce mardi 22 mars par le doyen du groupe de l’Inspection Générale STI sur la question de la réforme des STI-STL qui doit se mettre en place à la rentrée 2011.

La délégation SN FO LC a d’abord rappelé la position du syndicat, réaffirmée lors du congrès confédéral FO du mois de février, exigeant l’abandon de l’application de cette réforme. Elle a précisé que cette exigence était partagée par de nombreuses prises de positions d’établissements des collègues, souvent avec l’ensemble des sections syndicales.

La délégation SN FO LC a informé le doyen des différentes démarches prises par le syndicat à tous les niveaux pour défendre les revendications des collègues qui s’opposent entièrement à l’application de cette réforme : audiences effectuées au ministère auprès de la DGESCO et de la DGRH concernant le problème de l’éclatement du statut, de la qualification disciplinaire, des suppressions de postes, des heures d’enseignement, de l’organisation des formations et des équipements pédagogiques par rapport aux nouveaux programmes, ainsi que de nombreuses audiences effectuées auprès des Recteurs et IA/IPR par les sections académiques du syndicat.

La délégation SN FO LC précisait que toutes les réponses apportées par les autorités compétentes à tous les niveaux, ne permettait pas d’envisager sereinement la rentrée 2011 si l’application de cette réforme était maintenue.

Le doyen a d’abord affirmé que cette réforme ne pouvait être reportée afin de sauver le recrutement des élèves qui devenait déficient depuis des années.

La délégation SN FO LC y a opposé la contradiction entre cet objectif affichée et les décisions prises par les Recteurs dans le cadre de la suppression des 16000 postes à l’Education Nationale imposée par la RGPP : Elle a démontré que les cartes de formation académiques réduisaient les capacités d’accueil des élèves, supprimaient des sections industrielles, que les dotations imposaient des suppressions d’heures et de postes, intégrant l’application des nouvelles grilles horaires en premières (des établissements ont été cités comme exemples). La délégation précisait que cette politique allait réduire la possibilité d’alimenter le recrutement des élèves en BTS menacés d’être supprimés par la suite.

Le doyen répondait que son institution n’avait pas travaillé aux nouveaux programmes dans ce cadre budgétaire, qu’il ne fallait pas faire d’amalgame.

- Concernant les conditions de travail des élèves et des enseignants : La délégation SN FO LC
précisait que le syndicat intervenait sur des éléments concrets, que les dotations des établissements étaient maintenant connues et qu’elles démontraient que l’application de cette réforme conduisait à la réduction de moyens. Elle insistait sur l’aggravation des conditions de travail des élèves, notamment l’enseignement technologique qui devra être en partie assuré en classe entière (pour le tronc commun), non adapté aux élèves choisissant ces filières dans leur orientation.

Le doyen répondait que ces filières avaient un nouvel objectif, à savoir augmenter le vivier des jeunes à poursuivre des études scientifiques et technologiques longues, y compris en passant par un BTS ou un DUT.

- Concernant l’organisation des formations : La délégation a fait état des formations mises en
places dans les académies : certaines ont débuté dès le mois de janvier, d’autres commencent à peine ce mois-ci. Pour celles qui ont débuté, la délégation a fait état de la colère des collègues qui n’acceptent pas d’être convoqués en dehors du temps de travail et qui constatent que ces formations, à 5 mois de la rentrée scolaire, sont loin de traiter les séquences pédagogiques nécessaires aux élèves.

Pour exemple, un dossier de contributions d’enseignants des disciplines « génie électrotechnique », « génie électronique », « génie mécanique construction », « génie mécanique productique » et « génie civil » de l’académie de Nice a été présenté et déposé auprès du doyen qui s’est engagé à l’étudier. En consultant ce dossier, le doyen précisait qu’il ne fallait pas s’affoler, que les enseignants avaient la capacité d’adaptation nécessaire tout en reconnaissant que « la situation n’était pas facile ».

La délégation insistait sur le non respect de la qualification des enseignants, qu’il n’était pas possible d’appliquer des nouveaux programmes sans que les enseignants se sentent prêts à les assumer, sans que les équipements nécessaires ne soient installés (a été notamment développé la complexité des logiciels proposés inadaptés aux élèves et non maîtrisés par les enseignants). Elle précisait que dans les projets de répartitions des moyens, l’heure de langue en technologie était affectée à des enseignants STI qui n’ont pas la certification DNL.

Le doyen réaffirmait que cette heure ne pouvait être imposée, qu’il fallait la certification pour pouvoir l’assurer.

La délégation précisait que dans la plupart des académies, des journées de formations seront organisées début juillet, voire pendant les congés d’été, ce qui est inacceptable.

La délégation a également développé la situation des physiciens appliqués, dont la discipline disparaît en application de cette réforme, qui pour la plupart, n’ont toujours pas été convoqués à des formations, enseignants qui se sentent incapables d’enseigner la chimie ainsi que les nouveaux programmes de physique de cette filière technologique. La délégation précisait : « Cette réforme exclut ces enseignants qui intervenaient notamment sur des TP expérimentaux en électricité et électronique pour leur imposer maintenant des cours de chimie mais aussi de mécanique (cinématique), contraires à leur formation d’origine. A l’inverse, les professeurs de génie mécanique construction ne feront plus de mécanique et devront assurer des séquences pédagogiques en électricité et électronique dans le cadre du tronc commun. Où est la logique ? »

Le doyen reconnaissait que la chimie posait un problème pour les physiciens appliqués mais que le caractère pluridisciplinaire des enseignants STI devait être accepté dans le cadre de l’adaptation aux nouvelles technologies.

Après plus de 2 heures de discussion, face aux arguments du SN FO LC, le doyen a dû reconnaître les difficultés et s’engager à :
intervenir auprès du Ministre pour faire état de cette discussion
intervenir auprès des IA / IPR de chaque académie pour faire le point de la situation et répondre aux problèmes soulevés par la délégation SN FO LC de ce jour,
intervenir pour préciser que les logiciels présentés n’étaient pas imposés, notamment MATLAB, que les enseignants étaient libre de choisir ce qu’il leur convenait le mieux,
être à la disposition du syndicat pour recevoir les éléments des académies transmis par le SN FO LC et organiser une nouvelle rencontre avant la fin de l’année scolaire

Pour le SN FO LC, nous voulons gagner l’abandon de l’application de la réforme des filières technologique pour la rentrée 2011 :
en appelant les enseignants de toutes les académies à prendre position dans ce sens, en les invitant à se positionner sur l’état des formations, des équipements,
en proposant l’unité pour l’exiger auprès du Ministre


SEB
Rang: Fidèle du Forum
Rang: Fidèle du Forum

Messages : 20
Date d'inscription : 21/02/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Délégation au ministère de l'éducation nationale

Message  SEB le Ven 1 Avr - 17:56

La délégation FO reçue à la DGRH. Une seule solution : Abandon pur et simple de l’application de la réforme des baccalauréats technologiques pour la rentrée 2011, remise à plat de l’ensemble du dossier !
11 mars 2011


vendredi 11 mars 2011


Une délégation du SNFOLC a été reçue le 10 mars à la DGRH sur la question de la réforme des STI-STL qui doit se mettre en place à la rentrée 2011.

La délégation a rappelé la position de FO, pour l’abandon de la réforme. Cette demande s’est exprimée dans toute la France par la mobilisation des personnels avec les syndicats (pétitions, rassemblements, délégation à Dijon, Rennes, Poitiers, Strasbourg, Nice, Lyon, Besançon, Rouen, Caen, Nantes, Bordeaux, Aix, Montpellier …). A ce jour, les conditions de la mise en place de la réforme pour la rentrée, loin de rassurer, pose raisonnablement l’exigence de ne pas appliquer à la réforme en septembre 2011.

DGRH : la décision de la non application de la réforme à la rentrée n’est pas de la compétence de la DGRH mais du cabinet du ministre et de la DGESCO. Nous ferons remonter votre demande de report à la DGRH.

FO enregistre cette réponse nouvelle qui correspond à ce qu’exprime la mobilisation des collègues, par ailleurs, une délégation FO est reçue le 22 mars par la DGESCO.

FO a demandé à la DGRH que des réponses sortent apportées aux personnels sur 2 points : la formation et les postes- l’avenir professionnel.

Formation :

FO : Le choix des personnels qui partent en formation, les conditions de la formation varient selon les académies : convocation la veille dans une académie, pas de garantie de remboursement des frais, formation en plus du temps de travail, en juin et en août… : « Vous devez assumer le fardeau » « il faut savoir s’adapter », « vous devez 1607 heures de travail » …se sont vu répondre les délégations auprès des recteurs et IA.

DGRH : Un courrier de cadrage a été transmis aux académies. Les modalités d’application sont laissées à l’initiative de chaque académie. « Cela dit, nous rappelons le principe : la formation, c’est pour tous, sauf s’il y a refus. Ce n’est pas aux recteurs de décider qui va ou ne va pas en formation. ». La GDRH doute qu’une formation en juin ou sur les vacances d’été soit très efficace. Nous faisons remonter votre demande de remboursement des frais et de décharge de service pour le suivi de la formation.

FO : Prévue en octobre, seule la formation relative aux enseignements transversaux vient de commencer. Il n’existe aucune documentation. Aucune séquence pédagogique n’est prête pour septembre 2011, le gros de la formation se fait par téléchargement de « modules ». Ce sont les équipes d’enseignants en formation qui doivent préparer les enseignements, sans aucune garantie sur les salles, les matériels (ordinateurs, logiciel…), les dédoublements. Sur les équipements, les personnels n’ont pas ou peu de réponse. Dans plusieurs régions, les CIO (centre d’information et d’orientation) ferment faute de financement. Que va-t-il se passer pour les STI2D ?

DGRH : La DGESCO a travaillé avec l’ARF (association des régions de France) sur la mise en place de la réforme. Les rectorats se concertent avec les régions pour les matériels.

FO : Les enseignants de STI 2D doivent assurer un enseignement en LV1 sur la base d’une certification. A ce jour, pas de certification, aucune formation n’est prévue dans les académies pour la rentrée !

DGRH : Il faut vous rapprocher de l’inspection générale STI qui est à l’initiative du contenu des programmes. FO demande audience à l’IG.

Les postes : La « valorisation de la filière » se traduit dans de nombreuses académies par des suppressions de postes massives. A Strasbourg, il est prévu la suppression de 10 sections de STI avec les postes en correspondance. A Besançon, Amiens les affections sont faites « dans l’intérêt du service » ». Les enseignants de STI iront donc enseigner la technologie puisqu’il n’y a personne en technologie (déficit de plus de 700 postes nationalement).

A Nantes, les personnels sont invités à partir vers une autre discipline, une autre fonction publique, ne resteront que les « motivés » ! Les zones de remplacement ont été élargies à toute l’académie, par exemple à Orléans Tours avec 6 départements : les collègues craquent.

FO : Il y a des incertitudes sur le mouvement intra académique qui va bientôt s’ouvrir. Dans plusieurs académies, il est question d’une seule discipline STI2D-technologie alors que les personnels ont passé des concours avec des spécialités.

DGRH : Le mouvement intra–académique (affectation sur poste définitif) n’est ouvert en technologie que pour les volontaires. « On ne peut affecter à titre définitif un collègue en technologie sauf s’il demande à participer à ce mouvement. » La DGRH trouve abusif un passage fictif en ZR suite aux mesures de carte pour obliger les personnels à aller en technologie. Le nouveau CAPET comprendra 4 options en plus de la technologie. Pour cette année, les disciplines actuelles restent. Il n’y aura pas de mouvement indifférencié en STI/STL. Les titulaires du nouveau Capet STI-technologie pourront être affectés en collège pour la technologie ou en STI2D. Cela s’appliquera pour tous les personnels en 2012, avec modulation possible pour les anciens, ce n’est pas tranché.

FO : Le problème est également posé pour la physique appliquée qui est fusionnée dès cette année avec la physique au mouvement intra avec quelques heures de formation en chimie pour les enseignants de physique appliquée . Dans l’académie de Poitiers comme il y a trop de professeur de physique, les professeurs de Physique et Physique appliquées sont invités à se reconvertir en mathématique, en technologie, en lycée professionnel.

DGRH : la reconversion a été abordée avec l’inspection générale. La situation est différente selon les académies, une reconversion de la physique appliquée vers les STI2D est liée au cursus initial et devra prendre en compte une formation lourde.

FO : Les décisions de carte scolaire sont variables selon les académies tant sur le nombre que sur les critères de choix : les plus jeunes, les moins motivés, les formés ou non…FO demande que le ministère intervienne auprès des rectorats pour le respect du statut et des droits des personnels.

DGRH : La situation n’est pas la même selon les académies. Dans certaines, suite aux préconisations de la DGRH, (courrier au recteur), les collègues plus anciens ont été maintenus en surnombre sur poste avec un service prévu en activité de soutien, remplacement court. Nous transmettons votre demande. En physique appliquée et physique-chimie, il y a des excédents, nous ne sommes pas contre maintenir les personnels sur leur poste pendant un an pour qu’ils puissent se former.

Pour FO, la mise en place de la réforme qui devait « valorisé » les séries, se traduit sur le terrain par une situation insupportable, hors statut sur la formation, les affectations, les matériels.


SEB
Rang: Fidèle du Forum
Rang: Fidèle du Forum

Messages : 20
Date d'inscription : 21/02/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Délégation au ministère de l'éducation nationale

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum